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Perfectionnement du BPJEPS – Cas pratique Adrien Berger

L’équitation dans les temps anciens, était réservée aux militaires qui n’avaient pas, pour les batailles, besoin d’une grande précision dans l’application des théories équestres, qui se bornaient surtout à avoir une bonne solidité de tenue sur le cheval.

changement de pied en l air
Changement de pied en l’air

La haute école réservée à des futurs grands cavaliers qui finalement devenaient expérimentés qu’avec la longueur du temps passé sur leurs chevaux, finissaient par découvrir la subtilité tactile permettant d’obtenir de leur monture la soumission, l’équilibre, la légèreté nécessaires aux grands airs d’équitation.

Mais  la pédagogie utile à cette subtilité de l’application des théories en équitation supérieure est toujours restée masquée par des qualificatifs tels que le  grand François BAUCHER quand il a parlé de “La main savante“, n’en  a pas donné la définition expressive, il aurait d’ailleurs pu  ajouter ” Le corps savant” !!

Les quatre adolescents étudiants aveugles à l’institut du même nom à Marseille ainsi que Les quatre adultes également aveugles à qui j’ai enseigné à la même époque L’équitation avec la pédagogie du moment m’ont éclairé, car sans eux l’équitation que j’enseignais alors n’aurait jamais eu d’évolution.

epaule en dedans
Epaule en dedans

L’intérêt de mon enseignement résiderait donc dans une pédagogie innovante donnant la possibilité de se servir d’une aide supplémentaire importante et insoupçonnée «découvrir sa propre sensibilité” se servir des stimulus tactiles, afin  de résoudre beaucoup plus rapidement l’équitation  de haut niveau.

Cette pédagogie récente que j’ai découverte grâce à des débutants aveugles m’a -fait identifier des comportements équestres qui m’échappaient bien que professionnel de l’équitation.

Grâce à leur cécité, j’ai découvert des actions prioritaires que J’ignorais et qui finalement ouvrent la porte à l’éclaircissement plus rapide de l’équitation de haute école.

Adrien BERGER, BPJEPS un de mes élèves actuels, âgé de  20 ans, reçoit mon enseignement de l’équitation de haut niveau depuis une année à raison de deux leçons par semaine avec la pédagogie que m’ont fait découvrir mes anciens élèves aveugles « l’exploitation des stimuli tactiles » que j’emploie depuis cette reconnaissance c’est-à-dire depuis 1967.

Sur le plan philosophique il est incontournable de penser qu’à vingt ans on ne peut avoir l’expérience d’un écuyer d’une vie de pratique et d’expérience.

Cependant, qu’il me soit permis de démontrer par rapport aux anciens qui n’avaient pas eu la chance de côtoyer des cavaliers aveugles et qui de ce fait ne mettaient en pratique que tardivement les sensations et en conséquence, n’obtenaient des résultats probants que tardivement.

Une année d’observation et de mise en œuvre de différentes techniques de mise en application tactiles ont été suffisantes pour que Adrien, sous mon autorité, mette son cheval au changement de pied à deux temps sur un cercle de référence de 20 mètres de diamètre.

Voilà donc qui donne à Corneille dans le Cid et dans  sa citation : « aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années » l’occasion  de dire « aux cavaliers bien informés les résultats   n’attend pas le nombre des années »

Sur le plan technique équestre, Adrien a le niveau pour continuer de travailler les changements de pied aux deux temps sur un cercle de référence, ainsi que :

Les pirouettes au galop avec changement de pied en l’air.

L’étude et l’exploration des moyens d’expression pour la recherche des dosages des diagonalisations pour obtenir le trot passager, le passage, le piaffer.

Le lundi 17 Avril, Adrien a présenté au Centre Équestre MIJANDA à Nîmes en dressage la reprise AMATEUR 1 GRAND PRIX (B1) et a été classé 1er de cette discipline.

Vous trouverez ci-après les notes de son classement :

Protocole de dressage d’Adrien (PDF à visionner) 

Adrien a donc les aptitudes mentales qui lui permettent d’être doué.

Cependant, en équitation il existe un frein important qui empêche un cavalier quel que soit son niveau de progresser, c’est la lenteur du cerveau à automatiser des attitudes connues, en exemple Adrien, malgré son attention portée à chaque leçon est encore très loin de la posture d’un écuyer, bien qu’en théorie la connaissant par cœur :

  • Son dos n’est pas droit, son plexus solaire n’est pas sorti, ainsi que sa poitrine ;
  • Ses bras ne sont pas en place, ses mains sont fixes avec des doigts mal orientés
  • Ses jambes ne sont pas fixes
  • Ses épaules pompent encore un peu
  • Ses grands fessiers ne sont pas assez écrasés

C’est donc seulement dans les automatismes de son cerveau qu’Adrien manque de maturité. Adrien n’est donc pas TROP JEUNE, bien informé mais n’ayant pas encore la plénitude de ses moyens.

Lorsque le temps aura fait son effet, non seulement Adrien sera un excellent cavalier, mais il sera aussi un artiste.

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