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Réflexions sur les subtilités des aides

Chacun d’entre nous a pour s’exprimer la voix, chacun d’entre nous peut s’exprimer en parlant plus ou moins fort, plus ou moins distinctement en fonction de son articulation.

 L’expression verbale a pour but dans un premier temps de se faire entendre et par là même, se faire comprendre.

Dans un deuxième temps, chacun d’entre nous peut se servir de sa voix comme instrument de musique si celle-ci est travaillée, et va devenir celle d’un ténor, d’un baryton et le possesseur de cette voix va devenir un artiste de l’art lyrique.

D’autres vont s’exprimer avec leur voix et vont joindre l’expression de leur corps et ainsi devenir des artistes de théâtre ou de cinéma, d’autre vont se servir de leur voix pour faire des discours et convaincre sur tel ou tel sujet.

placerEn équitation, un cavalier ne peut se servir de sa voix pour se faire comprendre de son cheval qu’avec quelques onomatopées qui ne peuvent couvrir que certaines expressions.

Un cavalier ne peut correspondre avec son cheval qu’avec l’aide de son corps et plus précisément ses jambes, ses deux fesses, les doigts de ses mains, et enfin son buste avec lequel il va pouvoir distribuer du poids plus ou moins en avant ou en arrière et ainsi établir l’équilibre de son cheval dans ses différentes allures.

Encore faut-il que ces différentes parties du corps soient strictement à leurs places et le restent, dans les diverses allures.

Les cavaliers qui veulent sortir de l’équitation de promenade, donner à son cheval de l’élégance dans ses gestes et dans ses allures doivent obligatoirement avoir recourt aux aides non seulement dénuées de vulgarisation, mais leur donner une apparence de ténor ou de baryton c’est-à-dire d’artiste lyrique.

Il faut donc travailler sa voix c’est-à-dire ses aides.

La catégorie des cavaliers élémentaires :

  • Les cavaliers assis sur leur cheval les pieds dans des étriers trop courts (hormis les cavaliers d’obstacles) qui ont les cuisses quasiment horizontales, et de ce fait ne peuvent avoir les talons dans le prolongement du sacro iliaque (pointe de la hanche). De ce fait ils ont une jambe non impulsive.
  • Les cavaliers dont le poids du corps écrase la symphyse pubienne plutôt que les grands fessiers.
  • Les cavaliers qui n’ont pas les bras dans le prolongement du corps qui par conséquence ignore le couloir des aides, et par suite logique ne peuvent prétendre à la main savante.
  • Les cavaliers qui tiennent leurs rênes n’importe comment, dont l’impact avec la bouche du cheval est gênant pour celui-ci.
  • Enfin les cavaliers qui ignorent le dosage des actions des jambes et des doigts.

Tous ces manquements ont un caractère rigoureusement élémentaire et sont une entrave majeure à l’art proprement dit de l’équitation, à tout échange réciproque avec un cheval et généralement proviennent d’une carence de l’enseignement ou d’un cavalier pas suffisamment motivé.

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